dimanche 24 mars 2019

Incendie à Honfleur le 23 juillet 1944 à cause d'un réservoir d'essence tombé d'un avion.

Période lacunaire pour la presse, celle-ci étant notamment contrôlée par les Allemands, mais aussi à cause d'un manque de matières premières (papier, électricité et gaz). Tout cela a contribué d'ailleurs à la disparition de nombreux titres.
Voici 2 articles de l’écho Honfleurais, un des rares journal du nord pays d'auge éditant encore a ce moment là et dont les exemplaires ont pu être sauvegardés jusqu’à aujourd'hui et disponibles sur les archives en ligne.

Un réservoir d'essence tombé d'un avion provoque un incendie
Une femme succombe à ses brûlures
Six blessés

Un tragique accident s'est produit dimanche soir, rue de l'Homme-de-Bois. Il était 18 h. 30, lorsqu'un avion anglo-américain, passant au-dessus de Honfleur, laissa tomber deux réservoirs remplis d'essence. L'un d'eux tomba en Seine, mais l'autre s'écrasa dans la cour située derrière l'immeuble n° 41 de la rue de l'Homme-de-Bois. Mme Gomet Elisabeth, 37 ans, qui se trouvait dans sa buanderie, fut blessée légèrement aux jambes et arrosée par l'essence projetée de tous côtés. Deux hommes se précipitèrent immédiatement à son secours MM. René Trouvé, 33 ans, manœuvre, domicilié 20, rue de Grâce, et, Albert Petit, 44 ans, capitaine au bornage, domicilié 39, rue de l'Homme-de-Bois et la transportèrent dans sa cuisine. Malheureusement, la cuisinière était allumée et, quelques instants plus tard, une explosion retentit.
Mme Gomet, dont les vêtements étaient imbibés d'essence, fut transformée en torche vivante. Ses sauveteurs réussirent à étouffer les flammes avec des vêtements et des couvertures, mais, hélas, la pauvre femme était déjà atrocement brûlée. Avec l'aide des services de la Défense Passive, accourus rapidement sur les lieux, et de voisins, Mme Gomet fut transportée à l'hôpital. Elle devait malheureusement décéder lundi matin, dans d'atroces souffrances, après avoir, en pleine conscience, fait preuve d'un remarquable courage.
MM. Trouvé et Petit ont été sérieusement brûlés aux bras et au visage; le plus atteint, M. Trouvé, est en traitement à l'hôpital.
Pendant ce temps, le feu s'était répandu dans les logements donnant sur la cour. La D. P., bientôt remplacée par les pompiers commença la lutte et le feu fut rapidement circonscrit, non sans que les intérieurs des logements aient été ravagés.
Il y a également quatre autres blessés : Mme Eve Marchand, née Jacques, 47 ans, mère de trois enfants, 60, rue de l'Homme-de-Bois, qui, au moment de l'explosion, entrait dans le couloir de l'immeuble touché et fut sérieusement brûlée aux bras et au visage, est hospitalisée ; M. Albert Vincent, 55 ans, employé de chemin de fer, 20, rue de l'Homme-de-Bois ; Mme Madeleine Hamon, 37 ans, 15, rue du Puits, et sa fille Gisèle, 3 ans. Ces trois dernières personnes, blessées par les éclats de verre — tous les carreaux de la maison ayant volé en éclats lors de l'explosion — ont pu regagner leur domicile après pansement.
Cette rapide tragédie a causé dans notre ville une vive émotion.
Nous adressons à M. Gomet, employé à la Cie Lebon, et à son fils, nos plus sincères condoléances.

L'écho Honfleurais du mercredi 26 juillet 1944

L'accident de dimanche
Nouveaux détails

Une très nombreuse assistance se pressait mercredi matin aux obsèques de Mme Gomet, apportant à son mari et à son fils l'hommage de sa profonde sympathie.
Des deux hommes qui, avec un courage et un sang-froid remarquables, s'employèrent à lui porter secours après la chute du réservoir d'essence et après l'explosion, l'un, M. René Trouvé, est toujours à l'hôpital où son état est considéré comme sérieux, étant donné les profondes brûlures à la face et aux bras. Nous avons pu joindre le second, son beau-frère, M. Albert Petit, qui porte lui-même de sérieuses brûlures et qui nous a donné de nouveaux détails sur la rapide tragédie.
M. Petit se trouvait chez lui, dimanche après-midi, avec son beau-frère M. Trouvé, lorsqu'un bruit formidable retentit dans la maison voisine. Tous deux se précipitèrent et aperçurent Mme Gomet qui, déjà rentrée dans sa cuisine, les appela à son aide car elle venait d'être blessée aux jambes par la chute, dans sa cour, d'un réservoir d'essence. La porte du couloir étant fermée, MM. Petit et Trouvé enjambèrent une fenêtre et, tandis que M. Viaud courait chercher un docteur, ils commencèrent à laver les blessures de Mme Gomet. C'est  au bout de quelques minutes qu'une explosion, aussi formidable qu'imprévisible, retentit, provoquée sans nul doute par l'accumulation des gaz d'essence dans la cour exiguë et la présence de feu dans la cheminée. Une flamme immense jaillit, traversant même le couloir de la maison pour atteindre des spectateurs dans la rue et mettant le feu aux immeubles.
Mme Gomet, dont les vêtements étaient imbibés d'essence, était environnée de flammes. Profondément atteints eux-mêmes, MM. Petit et Trouvé l'emportèrent dans leurs bras jusque dans la rue, où la malheureuse femme put enfin être roulée dans des vêtements prêtés par des spectateurs.
Tel est exactement le récit circonstancié qui nous a été fait. Il nous reste à féliciter les sauveteurs de leur rapide et courageuse intervention et à leur souhaiter un prompt et complet rétablissement.

L'écho Honfleurais du samedi 29 juillet 1944



samedi 23 mars 2019

18 novembre 1992: 56 élèves du collège Mozin au cross du Conseil Général

Souvenirs d'une journée. J'avais fait quelques petits cross avec l'école mais ici c'était la première et seule fois d'ailleurs que je me retrouvais dans une course avec autant de participants. Ce n'était pas des conditions idéales, si je me souviens bien, on se marchait presque dessus, surtout au départ. A la fin pour établir le classement, il y avait plusieurs files d'attente pour enregistrer l'arrivée, je m’inquiétais de voir les files d'a côté qui avançaient plus vite que la mienne!

Voici une retranscription d'un article du pays d'auge.

Les jeunes participants au cross du Conseil Général lors de leur départ de Trouville

Mercredi, malgré le vent et la pluie, ils étaient plusieurs milliers de jeunes, venus de tout le département, réunis à « la Prairie » de Caen afin de disputer le cross du Conseil Général. Parmi eux, 56 élèves des classes de la 6e à la 3e du collège Mozin de Trouville accompagnés de leurs professeurs, Mlle Monique Paris, MM. Jean-Claude De Valens et Jean-Jacques Gachet.

 - En benjamines 1ere année, elles étaient 319 à prendre le départ. A l'issue des 1.900 m de course, Elodie Lebec termine 21e, Cécile Pleux 79e et Julie Fontaine 179e.

-En benjamins 1ere année, sur la même distance, ils étaient 385 au départ. Joffrey Baron se classe 176e et Mickaël Alexandre 205e.

-En benjamines 2, 301 filles nées en 1980 étaient inscrites pour parcourir le circuit de 2.000 m. Vanessa Levillain termine 50e devant Dorothée Tesnière 55e, Emmanuelle Hourdin 108e, Carine Clément 125e et Fabienne Duval 185e.

-Dans la quatrième course, celle des garçons nés en 1980, 462 participants se trouvaient engagés. Une nouvelle fois Bernard Julien allait porter bien haut les couleurs trouvillaises en remportant l'épreuve. Derrière lui, un peu plus loin, les locaux réalisent un tir groupé avec Franck Duval 136e, Julien Desmoulin 140e, David Petit 141e et Eric Fortier 155e.

-Dans la course des minimes nées en 1979, Maryline Fontaine se classe 49e sur 238 participantes. Rosa Salgado prend la 90e place, Mickaëlle Lebel termine 95e, Aurélie Fontaine 118e et Séverine Dalleau 124e.

-Chez les minimes garçons nés en 1979, on remarquera la belle performance de Cédric Houssaye qui se classe 16e sur 332 coureurs au départ. Julien Bertaux termine 107e et Mickaël Lefèvre 171e.

-En minimes filles nées en 1978, sur 170 partantes, Aline Crocquevieille se classe 70e et Laurence Réguer 90e.

- Les minimes garçons, nés en 1978, avaient 3.500 m. à parcourir. Mickaël Lainé termine 49e sur 290, Xavier Retout prend la 74e place et Florian Martin la 161e.

- Chez les cadettes, Amélie Briquet se classe 82e sur 110 participantes et chez les cadets, Steeve Jamme termine 27e sur 271 coureurs au départ.
Le Pays d'auge du mardi 24 novembre 1992

Merci à ma grand mère maternelle qui a soigneusement gardé cet article.

vendredi 15 mars 2019

Le manoir des Creuniers au temps du patriarche puis décadence

Le manoir des Creuniers à Hennequeville fut à une époque une colonie de vacances des houillères puis un centre pour toxicomanes.

Adolescent, dans les années 1990, avec mes copains, on craignait ce qu'on appelait Le Patriarche, "les drogués". On vadrouillait dans le coin en vélo. On ne savait pas grand chose, cela restait mystérieux et on se représentait la chose comme une sorte de croque mitaine. Je n'ai pas le souvenir du manoir mais de bâtiments et du linge étendu à l'extérieur. On ne voyait personne, pas un bruit, ce qui accentuait les angoisses. On restait à distance. Est ce que c'était vraiment ce lieu? Mes souvenirs sont assez confus et lointains. En tous cas, ce qui est sûr, cela se trouvait à proximité. Aussi, dans un terrain vague à coté, il y avait plusieurs voitures que l'on pensait volées et dont les auteurs étaient pour nous une évidence.

 Abandonné depuis de nombreuses années (autour de l'année 2000), je suis revenu sur place en juin 2015 pour faire un état des lieux. Malheureusement la bâtisse est fortement dégradée. La végétation a repris le dessus mais c'est surtout les opérations des casseurs, pilleurs et squatteurs qui ont contribué a cette triste désolation. Lors de mon passage, l'entrée est aisée, aucune clôture et la porte en métal qui était censé protéger des intrusions est arrachée. Un sentier dans la végétation trahit une forte fréquentation du lieu.
Les photos prises lors de cette visite sont présentées dans cet article.

Sur le sol, à certains endroits, jonchent de nombreux flyers vantant le lieu du temps de Lucien ENGELMAJER (1920-2007) et son Association de Réinsertion et des Réinsérés du Patriarche. On remarquera la variante de graphie "La résidence du manoir des Creusniers". Ce document a été édité après le 18 octobre 1996, la numérotation à 10 chiffres étant mise en place a cette date.



Seul le bois a résisté sur cette majestueuse porte. 



Le pillage n'a pas de limites!

Vue sur les studios camouflés par la végétation




L’accès au manoir est non sécurisé



Studios que l'on voit sur le tract, 20 ans après...


samedi 9 mars 2019

Noyade d'un enfant à Deauville, le 12 septembre 1916

Voici une retranscription d'un dramatique événement, hélas nombreux a cette époque.

DEAUVILLE. Un enfant noyé. 
Lundi, M. Salaun, préposé des douanes, était en train de pousser dans l'eau son filet à crevettes quand il sentit une résistance. Dans son filet était le corps d'un enfant noyé. Tout en appelant à l'aide, M. Salaun essaya de le ranimer, mais personne ne se préoccupant de ses appels, il est allé au commissariat de police de Deauville prévenir de sa découverte. Le brigadier Lemière et M. Salaun, espérant ramener l'enfant à la vie en raison du peu de temps qu'il paraissait avoir séjourné dans l'eau, s'efforcèrent en vain d'y réussir par tous les moyens en leur pouvoir. Après une heure d'efforts, le corps fut transporté à l'hôpital du Casino où un médecin militaire mit sa science en oeuvre pendant plus d'une heure sans plus de succès. Pendant ce temps, la famille du jeune enfant est venu le reconnaître. Il s'agissait du jeune Fernand Perchey, dont les parents habitent 10, rue de la Touques, à Trouville. Le père, mobilisé, est actuellement en traitement dans un hôpital militaire à Asnières ; la mère malade est à l'hôpital de Trouville. L'enfant était chez ses grands-parents, les époux Perchey, rue Berthier, à Trouville. Des renseignements recueillis, il résulte que la victime jouait vers une heure et demie sur la jetée de Trouville et qu'en descendant l'escalier de la jetée, il a glissé, est tombé à l'eau et a été entraîné par le courant sans qu'aucun secours ait pu lui être porté. Le corps a été remis à la tante de l'enfant, Mme Marie Perchey, rue des Ecoles, à Deauville, qui l'a reconduit dans sa famille.

L'Echo Honfleurais du 20 septembre 1916


On retrouve l'acte de décès du pauvre enfant à l'état civil de Deauville. Fernand Pierre Victorin PERCHEY s'est noyé le 12 septembre 1916 à l'âge de 7 ans. Il est né à Trouville le 23 mars 1909, fils de Théodore Florent PERCHEY et de Amélie PREVOT.

Théodore Florent PERCHEY est maçon, il est né à Trouville sur Mer le 24 février 1882, il est décédé à Limeil Brevannes (94) le 12 juin 1956. Il a épousé à Paris 18eme, le 14 septembre 1907, Amélie PREVOT née le 04 avril 1887 à Beuvraignes (80).

Ses grands parents paternels sont PERCHEY Pierre Désiré et BATARD Eugénie Victorine.
PERCHEY Pierre Désiré, maçon, est né à Trouville sur Mer le 22 février 1842 et décédé dans cette même commune le 28 novembre 1918. Il a épousé à Saint Vaast en Auge, le 30 avril 1863, BATARD Eugénie Victorine née en 1843 à Saint Vaast en Auge.

dimanche 17 février 2019

Deux générations de filles mères domestiques à Cambremer

Dans ma généalogie, on rencontre 2 générations de filles mères, ce qui implique qu'une partie de mon ascendance est inconnue, d'autant plus que ce sont des SOSA assez proches.
Je me suis beaucoup interrogé sur ces personnes, c'est donc naturellement que j'ai concentré des recherches sur elles.

Grâce a l'état civil, on découvre le noyau familial:

Partons de mon arrière grand père LABBEY Marcel Camille Arsène né le 04 octobre 1897 à Cambremer.
Il est fils de LABBEY Célestine Albertine âgée de 39 ans et demi, veuve de GASTION Eugène. Celle-ci est accouchée en la maison du sieur PINCON Arsène Constant située à Cambremer, quartier d'Englesqueville.

LABBEY Célestine Albertine est née le 07 avril 1858 au domicile des ses grands parents, elle est fille de LABBEY Aimée Delphine et de père inconnu. Elle se marie à l'age de 28 ans avec GASTION Eugène, le 19 septembre 1886 à Cambremer. Mariage de courte durée car l'époux décède quelques mois après, le 23 mars 1887 à Saint Laurent du Mont à l'age de 31 ans.

Outre mon arrière grand père né en 1897, Célestine Albertine a accouchée d'un fils mort né le 02 janvier 1893 à Cambremer, aussi de père inconnu.

Une visite au cimetière de Cambremer (vers 2008) ne m'a pas permis de retrouver une trace de LABBEY Célestine Albertine. Celle-ci est décédée dans ladite commune, en son domicile quartier du Nouveau Monde le 21 mars 1932. Ceci dit de nombreuses tombes étaient illisibles.

LABBEY Aimée Delphine est née à Cambremer le 12 décembre 1836. Comme indiqué précédemment, elle accouche de sa fille en 1858. Elle se marie le 13 janvier 1861 à Cambremer avec Jacques Adolphe MARCOTTE, veuf de Marie Justine Athalie ROBILLARD, décédée le 13 janvier 1860. Il me semble étonnant que le mariage ait eu lieu à la date du premier anniversaire du décès de sa première épouse, drôle de coïncidence. Dans cet acte de mariage, elle est présentée comme étant ancienne servante.
Elle meurt des suites d'un accouchement à l'age 35 ans le 14 octobre 1872 à Cambremer. Elle a eu au moins 7 enfants dont 6 portant le nom de MARCOTTE.

L'état civil apporte ces informations mais des recherches complémentaires dans les registres de catholicité ainsi que dans les recensements vont permettre d'en savoir un peu plus l'environnement de ces femmes.

Dans les registres de baptême de la paroisse de Cambremer, assez succincts, on extrait les informations suivantes:

Le dimanche 17 octobre 1897 a été baptisé "Marcelle Camille Arsène LABBEY" des œuvres de Célestine Labbey et de père inconnu. Le parrain est Hozy Arthur HOULEY, la marraine Camille Marie Eugénie CHILARD. Le parrain et la marraine ne semblent pas avoir de liens de parenté avec la famille. Arthur Hozy HOULEY et son épouse ont eu une fille née le même jour que Marcel Labbey, le 4 octobre 1897 également à Cambremer!
Au mariage d'Arthur Hozy HOULEY, le 23 décembre 1897, un des témoins est Arsène PINCON! L'épouse de dudit HOULEY est indiquée divorcée, son premier mari est CHILARD Cirille, ce CHILARD Cirille a une nièce qui se nomme Camille CHILARD, sans doute la marraine de Marcel LABBEY.

Célestine Albertine LABBEY a été baptisée le 8 avril 1858,  lendemain de sa naissance, fille de Delphine Aimée LABBEY et de père inconnu. Le parrain est Eugène LABBEY, la marraine Victorine LABBEY.

Voici la synthèse des nombreuses recherches effectuées dans les recensements de population:

LABBEY Célestine Albertine (1858-1932) doit figurer dans 13 recensements!

1861: Ne vit pas chez sa mère et son beau père Jacques Adolphe MARCOTTE. Peut-être chez ses grands parents? Aimée Célestine LABBEY 3 ans y vit (Recensement de Cambremer p9-10).

1866: Célestine Albertine âgée de 7 ans vit chez sa mère et son beau père à Cambremer, Le Bourg (Recensement de Cambremer p3). A noter que LABBEY Aimée Célestine agée de 8 ans vit chez ses grands parents, recensement p16, la même enfant?

1872: Elle habite à Cambremer, quartier La Bruyère et le Nouveau Monde, elle est servante chez MARIE Désirée, veuve PIERRE, propriétaire cultivatrice, 65 ans de Auvillars. (Recensement de Cambremer p13).

1876: Elle vit à Monteille, quartier de l'Eglise. Elle est servante chez GRAFFET Jean Baptiste, propriétaire de 70 ans né à Vieux Pont et DELAQUAIZE Anne Octavie âgée de 52 ans née à Bretteville sur Dives. Un autre domestique vit sous le même toit, BERNARD Eugène d'Ambourg âgé de 14 ans né à Cambremer. (Recensement de Monteille p52).

1881: Elle habite à Notre Dame d'Estrées. LABBEY Célestine (24?ans) est servante chez MAURY Adrien aubergiste âgé de 24 ans (Recensement de Notre Dame d'Estrées p122).

1886: Non trouvée sur Cambremer et de nombreuses communes aux alentours. A son mariage avec Eugène GASTION le 19 septembre 1886, elle est indiquée domiciliée à Cambremer

1891: Elle habite à Cambremer, quartier d'Englesqueville. Elle est domestique chez Joseph GOSSET, 53 ans, propriétaire cultivateur et son épouse RIPEY Victorine âgée de 52 ans. Un autre domestique vit a cet endroit, HERVIEU Joseph, âgé de 25 ans.(Recensement de Cambremer p13).

1896: Elle vit à Saint Laurent du Mont, quartier de l'Ancien Chemin de Cambremer. Elle est nommée LABBE Vve FONTAINE Célestine 38 ans, servante de PINCON Arsène journalier de 54 ans (Recensement de Saint Laurent du Mont p102). Pourquoi veuve FONTAINE  et non GASTION? GASTION Eugène est né de parents inconnus à Saint Lo le 28/02/1856 (malheureusement pas de registres) à son mariage avec LABBEY Célestine Albertine, par contre dans son acte de décès il est indiqué que sa mère est LAUDEL Justine. Après recherches, elle s'appelle en réalité LAUBEL Aimée Justine et s'est mariée à Cambremer le 31 juillet 1861 avec FONTAINE Firmin Amand. Elle s'était mariée une première fois le 14 février 1858 à Littry avec DAVID Adrien Théodule. GASTION Eugène a peut être été élevé par sa mère et son beau père FONTAINE Firmin Amand et certaines personnes dans la vie de tous les jours le nommait ainsi FONTAINE mais ce ne sont que des suppositions.

1901: Elle habite à Victot Pontfol, Section de Pontfol. Elle est indiquée épouse de PINCON Arsène 54 ans, journalier, son fils Marcel âgé de 3 ans figure également. FOUBERT Ludovic, domestique de 37 ans vit sous le même toit. (Recensement de Victot Pontfol p24).

1906: Non retrouvée...

1911: Non retrouvée...

A noter que PINCON Arsène 70 ans décède le 27 avril 1913 à Cambremer, en son domicile quartier d'Englesqueville.

1921: Elle habite seule à Cambremer, Nouveau Monde (Recensement p10).

1926: Elle vit à Cambremer, Nouveau Monde avec CARROT Pierre né en 1867 à Rennes, ce dernier est indiqué pensionnaire. (Recensement de Cambremer p11)

1931: Elle habite à Cambremer, Nouveau Monde sous le nom de GASSION, elle est domestique chez CARRAU Ange maçon né en 1867 à Vernes(?). S'agit il de la même personne qu'en 1926? Il est fort probable, il existe la commune de Vern sur seiche à proximité de Rennes. (Recensement de Cambremer p13).

La mère de Célestine Albertine, LABBEY Aimée Delphine (1836-1872) doit figurer dans 7 recensements.(Elle n'était pas encore née lors de celui de 1836).

1841: Elle vit chez ses parents à Cambremer (recensement p24).

1846: Elle vit chez ses parents à Cambremer, Montaval (recensement de Cambremer p10).

1851: Elle habite à Cambremer le Bourg, elle est domestique chez LEBART Philippe 37 ans, propriétaire, Maitre Chapelier et DIZEY Marie Zoé 35 ans. (Recensement de Cambremer p17).

1856: Non retrouvée sur Cambremer et les communes alentours, ce serait pourtant une information précieuse de connaitre sa résidence, sans doute sous le statut de servante, 2 ans avant la naissance de sa fille.

1861: Elle vit avec son époux à Cambremer avec leurs enfants (du premier mariage de l'époux mais sans Célestine Albertine, ce que l'on a vu précédemment). (Recensement de Cambremer p8).

1866: Elle vit avec son époux et leurs enfants à Cambremer, Le Bourg (Recensement p3).

1872: Elle vit avec son époux et leurs enfants à Cambremer (Recensement p8).

Nous obtenons ainsi grâce aux recensements des fragments de vie de ces deux femmes. Cela permet de découvrir que LABBEY Célestine Albertine n'est pas restée à Cambremer toute sa vie comme les registres d'état civil semblait l'indiquer. Pour sa mère Aimée Delphine, il reste a retrouver sa trace dans les recensements de 1856, ce qui permettrait peut-être de faire une belle découverte dans cette investigation familiale.
Les recensements de 1896 et 1901 indique que LABBEY Célestine Albertine et PINCON Arsène Constant vivent sous le même toit. Mon arrière grand père étant né en 1897, il est donc envisageable que son père soit PINCON Arsène Constant. Si ce dernier est le père, pourquoi il n'y a pas eu reconnaissance de l'enfant? Il faut savoir que PINCON Arsène Constant était toujours officiellement marié avec LEPERCHEY Clémentine Victorine, mariage ayant eu lieu le 18 janvier 1870 à Saint Pair du Mont. Les recensements indiquent qu'ils ont vécu ensemble à Saint Pair du Mont jusqu'en 1886. A partir du recensement de 1891, LEPERCHEY Clémentine Victorine vit seule à Saint Pair du Mont jusqu’à son décès dans cette commune le 25 juillet 1914, l'acte indique qu'elle est veuve de PINCON Arsène Constant. Par ailleurs l'acte de décès de PINCON Arsène Constant, décédé le 27 avril 1913, indique qu'il est époux de LEPERCHEY Clémentine Victorine. Ces éléments apportent la preuve qu'ils sont restés mariés. PINCON Arsène Constant a donc d'abord vécu seul en 1891, à Cambremer, comme l'indique le recensement de la commune avant de vivre en concubinage avec LABBEY Célestine Albertine. Etant toujours officiellement marié, il ne pouvait donc pas reconnaître un éventuel enfant illégitime.

On peut aussi en savoir plus sur leur environnement grâce aux témoins présents dans les actes.

Sources: Archives du Calvados en ligne, Archives du diocèse de Bayeux et Lisieux.

Le café restaurant de Pennedepie

Sur des cartes postales anciennes, on retrouve différentes vues du café restaurant de Pennedepie, aujourd'hui le moulin Saint Georges.
Pennedepie. Café Laurent MAUTOR. Tampon postal de 1913.
Laurent Auguste MAUTOR est né à Pennedepie le 10 août 1879, fils de Pierre Désiré MAUTOR, charron et de Julia Duval. Laurent MAUTOR s'est marié le 23 septembre 1906 à Pennedepie avec DUCHEMIN Marie Juliette Clémence (née en 1881 à Pennedepie). Laurent MAUTOR fut également Maire de la commune de Pennedepie. Il est décédé dans cette commune le 6 février 1946.

Un veau phénomène

 Une vache appartenant à M. Laurent Mautor, propriétaire à Pennedepie, a mis bas, jeudi, un veau phénomène. L'animal était cynocéphale, avec un œil immense au milieu du front ; une bouche déformée se trouvait en dessous de deux tètes soudées en une seule et ayant quatre oreilles. Une trompe nasale était au-dessous de l'œil ; l'un des pieds postérieurs était bot, la queue était rudimentaire. L'ensemble avait un aspect plutôt hideux. Ce monstre n'était pas arrivé à terme. On en voit rarement ainsi conformés, aussi M. Bansse, vétérinaire, l'a-t-il envoyé à l'Ecole vétérinaire de Lyon, pour prendre place dans la collection que possède déjà cet établissement.
L’Echo Honfleurais du 14 mars 1914



Pennedepie. Café Restaurant Oscar BAILLEUL, dans les années 1930.
Oscar Florentin BAILLEUL est né à Saint Romain de Colbosc le 28 août 1875, fils d'Auguste Paul BAILLEUL et de Marie Désirée PREVOST, cultivateurs. Oscar BAILLEUL s'est marié au Havre le 3 septembre 1904 avec DUROSAY Suzanne Caroline Juliette (née en 1882 au Havre). En 1895, sa fiche matricule indique qu'il exerce la profession de caviste.

Années 70-80?

Le moulin Saint Georges en 2008

Le moulin Saint Georges en 2016

samedi 16 février 2019

Deux accidents mortels à Trouville sur Mer en mai 1895

Lors de recherches dans la presse ancienne, voici deux tristes faits divers ayant eu lieu à Trouville sur Mer qui m'ont interpellé, j'ai donc voulu en faire part sur cet article.


Trouville. Une femme Célestin Dot, journalière à Trouville, rue d'Aguesseau, avait placé sa jeune enfant, une petite fille de 2 ans, dans une brouette, pendant qu'elle se consolait, selon son habitude, dans un des débits du carrefour d'Aguesseau, rue de Pont-l’Évêque. Un lourd tombereau, chargé de sable, conduit par un nommé Dubois, Amand, vint à descendre la rue, et, avant que le charretier eût pu arrêter son attelage, la brouette dans laquelle se trouvait la pauvre petite fille fut renversée, et, l'enfant allait passer sous une des roues du lourd véhicule, quand le conducteur, voyant le danger, put arrêter la marche de ses chevaux. Malheureusement, l'enfant se trouvait néanmoins serrée contre le sol, un ouvrier boulanger, M. Lérondelle, pour la dégager, dut faire subir à la roue un mouvement rétrograde. La petite fille fut portée aussitôt chez le pharmacien le plus proche, qui lui donna des soins ; mais une heure après elle expirait.
L'opinion publique blâme énergiquement la conduite de la femme Célestin Dot, dans cette pénible circonstance. 

Le Pays d'Auge du 1er mai 1895

La petite fille s'appelle DOT Françoise Désirée, elle est décédée à Trouville sur Mer donc, le 23 avril 1895 à l'âge de 2 ans et demi. Elle est née à Deauville le 1er août 1892. Elle est fille de DOT Célestin Marcel qui est charron, menuisier et de LEBECQ Désirée Zoé.



Trouville.  Accident. Mardi dernier, vers 6 heures du soir, un bien triste accident est arrivé dans la maison occupée par les époux Harel, rue de la Mer. Un nommé Canu, Georges, âgé de 26 ans, demeurant impasse Chartier, à Trouville, était occupé aux réparations de ladite maison pour le compte de MM. Lefranc, entrepreneurs de menuiserie. Il était monté dans une échelle à environ 2 m. 50 de hauteur, lorsque celle-ci vint à glisser. Canu perdit l'équilibre et tomba à la renverse sur un baril qui se trouvait près de l'échelle. Dans sa chute, le malheureux ouvrier s'est fait de très graves contusions à la tête et aux reins. Les témoins de cet accident, les nommés Costey et Saussey, maçons, s'empressèrent de conduire Canu à la pharmacie Truelle, où un premier pansement fut fait, mais vu l'état de ses blessures, son transport à l'hôpital fut jugé nécessaire. Malgré les soins qui lui furent donnés par les docteurs Couturier et Prévost, Georges Canu a succombé vendredi, dans la matinée. Il laisse une veuve dans un état intéressant. Ses obsèques ont eu lieu dimanche matin, à 8 heures, à Villerville, où le corps a été transporté.

Le Pays d'Auge du mercredi 8 mai 1895

CANU Georges Edouard est décédé à Trouville sur Mer le 3 mai 1895 à l'âge de 26 ans, il est né dans la même commune le 4 juillet 1868. Il est fils de CANU Amand Auguste, marin et de SELLE Héloïse Désirée. Il s’était marié quelques mois avant son décès à Villerville le 5 janvier 1895 avec DUFAY Marie Arthémise Adelina. Au moment du décès, sa femme est enceinte. Elle accouche le 6 novembre 1895 à Villerville d'un garçon, CANU Georges Auguste Louis.

 Sur le recensement de 1896, il y a une famille Harel Rue de la Mer. Le chef de ménage est HAREL Louis Aimé Gustave.